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Astrologie
Yi - King
Feng Shui
Hits Chinois


Histoires Courtes


Difficile à Satisfaire

Un homme pauvre rencontra sur sa route un ancien ami. Ce dernier possédait une puissance surnaturelle qui lui permettait de faire des miracles.

Comme l'homme pauvre se plaignait de sa vie difficile, son ami toucha du doigt une brique qui se transforma aussitôt en or. Il l'offrit au pauvre qui trouva que c'était trop peu.

L'ami toucha un lion de pierre qui se changea en un lion d'or massif. Il l'ajouta à la brique d'or. Le pauvre trouva encore le cadeau insuffisant.

- Que désires-tu donc de plus? Demanda le faiseur de prodiges.

- Je voudrais ton doigt! Répondit l'autre.


La Cloche

Un homme ayant aperçu une cloche en bronze dans une maison délabrée, voulut s'en emparer. Il essaya de la charger sur son dos, mais elle était si lourde qu'il ne parvint pas à la soulever.

Il s'avisa d'un moyen qui lui semblait bon :
Mettre la cloche en pièces, puis en emporter les morceaux un à un. Mais à peine l'eut-il touchée, qu'elle se mit à tinter. De peur qu'attiré par le son on vienne la lui disputer, il se boucha les oreilles.

Passe encore de vouloir empêcher les autres d'entendre, mais ne pas vouloir entendre soi-même, a-t-on jamais rien vu de plus stupide?


Un Cavalier Maladroit

Chargé d'une mission urgente, un cavalier ayant grande hâte d'arriver pressait sa monture; mais il avait beau jouer de la cravache, le cheval refusait de prendre le galop.

Arrivé au bord d'une rivière, le cheval s'arrêta net. Exaspéré, le cavalier mit pied à terre et, pour punir l'animal, il le renversa dans l'eau.

Puis, ayant jugé la punition suffisante, il le tira de là, l'enfourcha et continua son chemin. Mais au bout d'un instant, le cheval s'arrêta de nouveau. Le cavalier remit pied à terre et renversa encore le cheval dans l'eau.

Trois fois la scène se répéta, mais le cheval n'en accéléra pas pour cela son allure.

Si l'on ignore l'art de manier un cheval, menaces et punitions prodiguées à son égard ne sont d'aucun secours.


Une Vieille bien Avisée

Une vieille femme s'était liée d'amitié avec sa jeune voisine. Un jour, cette dernière, soupçonnée par sa belle-mère d'avoir mangé en cachette un morceau de viande, vint se plaindre à sa vieille amie.

- Ma belle-mère veut me chasser, lui dit-elle

- Reste là, lui dit la bonne femme. Tu vas voir, je vais faire revenir ta belle-mère sur sa décision.

Là-dessus, elle prit une botte de paille et se rendit chez ses voisins.

Quand elle vit la belle-mère, elle fit semblant d'ignorer la querelle, et dit simplement :
- Quel ennui ! Pour un morceau de viande mes deux chiens ne cessent de faire du bruit. Veux-tu me passer du feu, je vais allumer ma lampe et les rosser pour les faire taire.

A ces mots, la voisine comprit son erreur et ne menaça plus sa bru.

Pour convaincre quelqu'un l'important est de savoir s'y prendre. Les grands discours ne sont pas forcément nécessaires.


Les Branches Fourchues

Les habitants d'un certain village de montagne avaient coutume de se servir de branches fourchues pour fabriquer les pieds de leurs tabourets.

Un jour, un paysan qui voulait réparer les pieds d'un tabouret, dit à son fils d'aller couper une branche fourchue dans la montagne. Le fils prit sa hache et s'en fut.

Après une journée, il revint bredouille. Son père lui reprocha son incapacité.
- C'est vrai, il y avait beaucoup de branches fourchues lè-bas, dit le fils, mais elles poussaient toutes dans le sens de la hauteur!


La Seiche

La seiche a huit bras qu'elle peut ramasser sur sa bouche, et en se rétractant, elle peut cacher sa bouche sous son corps. Et, pour plus de précaution contre le danger, elle émet un liquide noir comme de l'encre qui sert à la dissimuler.

Mais partout où les pêcheurs voient l'eau se noircir, ils jettent leurs filets... et les seiches sont prises.


La Chauve Souris.

Le jour de l'anniversaire du Phoenix, tous les oiseaux se présentèrent devant lui pour lui offrir leurs souhaits; seule la Chauve Souris ne se présenta pas.

Le Phoenix, fort vexé, lui en fit la remarque:
- Vous êtes mon sujet, dit-il et non mon suzerain!

La Chauve Souris répondit:
- Voyez mes pattes, suis-je un oiseau? Pourquoi vous aurais-je adressé mes hommages?

Mais le jour de l'anniversaire de la Licorne, la Chauve Souris ne parut pas non plus. La Licorne lui fit des reproches.

- Moi? dit la Chauve Souris, voyez mes ailes, je suis oiseau; pourquoi vous adresserais-je mes hommages?

Le Phoenix et la Licorne se rencontrant, se répétèrent les propos de la Chauve Souris.

"Le monde dégénère pour qu'une bête ayant quatre pattes et de telles ailes puisse y faire son apparition, soupirèrent-ils. Et nous n'y pouvons rien!"


L'Homme qui ménageait son Ane.

Un vieil homme, riche et avare, prêtait de l'argent à des taux usuraires; il ne se passait pas de jour qu'il n'allât toucher ses intérêts. Mais ses sorties quotidiennes le fatiguaient beaucoup. il achetat un âne. Il prit grand soin de sa monture et, à moins d'être vraiment à bout de forces, il ne montait jamais sa bête. Bref, l'homme chevauchait son âne tout au plus une quinzaine de fois par an.

Par un jour de forte chaleur, ayant un long trajet à faire, l'usurier résolut d'emmener son âne. A mi-route, le vieillard, haletant, se décida à enfourcher son baudet. Après deux ou trois "lis" de trajet, l'âne peu habitué à porter un cavalier se mit à haleter à son tour. Son maître, affolé, s'empressa de descendre et de débâter. L'âne crut qu'on n'avait plus besoin de ses services; il fit demi-tour et prit la route en sens inverse. Le vieillard lui cria de revenir, mais l'âne continua son trot sans se retourner.

Partagé entre la crainte de perdre son âne et celle de perdre son bât, le vieil homme rebroussa chemin, portant le bât sur son dos . Arrivé chez lui, sa première parole fut pour demander si l'âne était de retour.
- Mais oui, répondit son fils.

Le vieillard en fut très content, mais lorsqu'il se fut débarrassé du bât, la fatigue et la chaleur commencèrent à se faire sentir, il dut s'aliter et fut malade tout un mois.

Fin de ces histoires...

A Suivre : HISTOIRES COURTES : 12/ Deux Bonzes et un Pèlerinage